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Avec un cinquième album tout en panache, la reine du blues africain arrive toujours à surprendre. Energique et fière, sa voix feule son Mali tourmenté. Une voix de velours, singulière qui chante comme on raconte une histoire, en bambara, français ou anglais. Une voix tout en nuances qui sait se faire puissante ou mélancolique, tantôt limpide, tantôt enrouée. D’une pureté frémissante.
Guitare en bandoulière, Rokia est toujours admirablement entourée par ses musiciens, dont le luth bouillant de Mamah Diabaté. Elle revendique d’appartenir tant à l’Afrique et à ses résonances acoustiques qu’à un Occident plus électrique. Les sonorités des deux mondes conversent avec justesse sur Beautiful Africa, et, tout naturellement, ne font plus qu’une, formant un alliage ensorceleur, un tout où plane l’esprit de l’aîné Ali Farka Touré. Comme une évidente filiation…
Sur scène, sa silhouette longiligne semble pouvoir vaciller au moindre courant d’air. Mais ce serait mal connaître la force peu commune qui l’habite, les pieds solidement enracinés dans sa terre natale et la tête dans les étoiles. Loin de se vouloir étendard, discrètement engagée à Bamako avec sa fondation, elle caresse le rêve d’y ouvrir bientôt un lieu de spectacle et un studio d'enregistrement. Dans le chaos qui noircit son pays, la belle chante sa douleur et ses espoirs avec une poésie qui n’appartient qu’à elle
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